Pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine


Conception

Mi-pont, mi-tunnel, l'ouvrage reliant Montréal et l'île Charron est composé de sept sections pesant chacune 32 000 tonnes. Construite en cale sèche, près de l'île Charron, chaque section est ensuite ramenée au-dessus d'une tranchée préalablement creusée dans le fleuve. L'immersion exige une logistique et une précision implacables.

Ensuite, des équipes de scaphandriers scellent les sections entre elles, un travail fort exigeant dans ces eaux à fort débit. « Le point le plus bas du tunnel atteint une profondeur de 22,26 m sous le niveau des basses eaux » écrit Rosaire Tremblay dans Ponts du Québec (1979). Près des extrémités du tunnel, des tours de ventilation renferment des compresseurs à forte capacité, pour assurer une ventilation constante. Le plafond comporte des installations qui atténuent l'impact sonore de la circulation et les entrées du tunnel sont chauffées pour réduire les risques d'accident causés par la neige et la glace. On a aussi installé un brise-soleil aux entrées Nord et Sud du tunnel afin de diminuer les contrastes lumineux à l'entrée et à la sortie du tunnel. Quatorze caméras de télévision assurent une surveillance constante.

Mais pourquoi avoir choisi cette option et ne pas tout simplement avoir érigé un pont entre les deux rives? Outre le fait que sa construction soit tout à fait réaliste, sans problèmes majeurs anticipés, il coûtera moins cher selon les ingénieurs du projet. En fait, les berges à cet endroit étant peu escarpées, il aurait fallu surélever les rives du fleuve pour permettre aux bateaux de passer sous un pont plus conventionnel. Et, cette oeuvre d'ingénierie exceptionnelle sous le fleuve contribue à impressionner les visiteurs d'Expo 67, foi de Jean Drapeau, maire de Montréal!

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Entrée du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine

Photographie
Transports Québec
© Transports Québec © Héritage Montréal

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Ancien poste de contrôle du pont-tunnel

Photographie
Transports Québec
© Transports Québec © Héritage Montréal