quartier Petite-Patrie

Son histoire

1707 1780

1707-1780

Côte-de-la-Visitation

D'abord concession des Sulpiciens en 1707, le territoire qui correspond aujourd'hui à la Petite-Patrie porte le nom de Côte-de-la-Visitation. On y trouve un poste de péage qui permet d'entrer dans le chemin de la Petite-Côte pour se diriger vers le nord de l'île.

Image : HM_ARC_005233

Atlas de Montréal, Villages de Côte Saint-Louis, Saint-Louis-du-Mile-End et Côte-des-Neiges
1879
Carte
45 cm
72 cm
Dinu Bumbaru
© Dinu Bumbaru, © Héritage Montréal


1707-1780

Côte-de-la-Visitation

D'abord concession des Sulpiciens en 1707, le territoire qui correspond aujourd'hui à la Petite-Patrie porte le nom de Côte-de-la-Visitation. On y trouve un poste de péage qui permet d'entrer dans le chemin de la Petite-Côte pour se diriger vers le nord de l'île.

1781 1892

1781-1892

Un territoire aux limites fluctuantes

C'est en 1780 que débute l'exploitation de gisements calcaires, dont la très réputée pierre grise de Montréal. Au même moment s'engage l'exploitation des premières terres agricoles dont les propriétaires sont Comte, Boyer, Hughes, Dorion, Greaves .

Les limites du territoire de la Petite-Patrie varient grandement au 19e siècle. D'abord constitué des villages de la Côte-de-la-Visitation et de la Côte-Saint-Louis, le vaste territoire comprend ensuite quatre zones, en 1878 : village de la Côte-de-la-Visitation, Saint-Louis du Mile-End, village de la Côte-Saint-Louis et le sud du Sault-au-Récollet. Aujourd'hui, le territoire s'étend entre les rues Jean-Talon et Bélanger au nord, la voie ferrée du Canadien Pacifique au sud et à l'ouest et la rue Iberville à l'est.

Image : HM_ARC_005219

Atlas de Montréal, villages de Saint-Jean-Baptiste, Côte Saint-Louis et Saint-Louis-du-Mile-End
1879
Carte
45 cm
72 cm
Dinu Bumbaru
© Dinu Bumbaru, © Héritage Montréal


1781-1892

Un territoire aux limites fluctuantes

C'est en 1780 que débute l'exploitation de gisements calcaires, dont la très réputée pierre grise de Montréal. Au même moment s'engage l'exploitation des premières terres agricoles dont les propriétaires sont Comte, Boyer, Hughes, Dorion, Greaves .

Les limites du territoire de la Petite-Patrie varient grandement au 19e siècle. D'abord constitué des villages de la Côte-de-la-Visitation et de la Côte-Saint-Louis, le vaste territoire comprend ensuite quatre zones, en 1878 : village de la Côte-de-la-Visitation, Saint-Louis du Mile-End, village de la Côte-Saint-Louis et le sud du Sault-au-Récollet. Aujourd'hui, le territoire s'étend entre les rues Jean-Talon et Bélanger au nord, la voie ferrée du Canadien Pacifique au sud et à l'ouest et la rue Iberville à l'est.

1893 1930

1893-1930

L'ouest et l'est du quartier se développent en parallèle

L'arrivée du tramway de la Montreal Park & Island en 1893, la baisse de la mortalité infantile et l'immigration massive liée à l'essor industriel accélèrent le développement à l'ouest de façon très diversifiée, voire désordonnée. Les gens se déplacent dans le secteur et y trouvent un refuge résidentiel à l'abri des industries mais bien relié à celles-ci par le tramway. Les églises Saint-Édouard (1895), Saint-Jean-de-la-Croix (1900), Saint-Jean-Berchmans (1908), Notre-Dame-de-la-Défense (1910), Shaw Memorial Methodist 1900), Amherst Park, Congregational (1899) et St.Albans American (1898) sont fondées au cours de cette période, reflétant notamment l'existence des trois groupes culturels présents dans le secteur. Les promoteurs leur vantent « les mérites de la vie à la campagne, l'air pur, le calme, loin de la rumeur de la ville ».

Entre 1910 et 1930, ce sont les commerces qui poussent en grand nombre rue Saint-Hubert (l'actuelle Plaza Saint-Hubert) et boulevard Saint-Laurent. Au sud, près des voies ferrées, les carrières De Lorimier et Martineau sont exploitées tandis que des bâtiments industriels, dont la cour à bois L. Villeneuve & Cie (1910), les ateliers municipaux (1910), l'usine Catelli en 1911 et l'édifice de la Coca-Cola (1929-30), génèrent plusieurs emplois. Les garages et entrepôts de la Montreal Street Railways (aujourd'hui garages de la STM) sont installés vers 1900.

Image : HM_ARC_003337

Le tramway Millen
16 janvier 1959
Photographie
Archives de la Société des transports de Montréal
© Fonds de Commission de transport de Montréal, Archives de la STM (S611.1.23_19), © Héritage Montréal


1893-1930

L'ouest et l'est du quartier se développent en parallèle

L'arrivée du tramway de la Montreal Park & Island en 1893, la baisse de la mortalité infantile et l'immigration massive liée à l'essor industriel accélèrent le développement à l'ouest de façon très diversifiée, voire désordonnée. Les gens se déplacent dans le secteur et y trouvent un refuge résidentiel à l'abri des industries mais bien relié à celles-ci par le tramway. Les églises Saint-Édouard (1895), Saint-Jean-de-la-Croix (1900), Saint-Jean-Berchmans (1908), Notre-Dame-de-la-Défense (1910), Shaw Memorial Methodist 1900), Amherst Park, Congregational (1899) et St.Albans American (1898) sont fondées au cours de cette période, reflétant notamment l'existence des trois groupes culturels présents dans le secteur. Les promoteurs leur vantent « les mérites de la vie à la campagne, l'air pur, le calme, loin de la rumeur de la ville ».

Entre 1910 et 1930, ce sont les commerces qui poussent en grand nombre rue Saint-Hubert (l'actuelle Plaza Saint-Hubert) et boulevard Saint-Laurent. Au sud, près des voies ferrées, les carrières De Lorimier et Martineau sont exploitées tandis que des bâtiments industriels, dont la cour à bois L. Villeneuve & Cie (1910), les ateliers municipaux (1910), l'usine Catelli en 1911 et l'édifice de la Coca-Cola (1929-30), génèrent plusieurs emplois. Les garages et entrepôts de la Montreal Street Railways (aujourd'hui garages de la STM) sont installés vers 1900.

Image : HM_ARC_004543

Façade de l'Église Saint-Jean-Berchmans

Photographie
Fondation du patrimoine religieux du Québec
©Fondation du patrimoine religieux du Québec, ©Héritage Montréal


Image : HM_ARC_000376

"Facciata nord-ovest della chiesa, Madonna della Difesa - Notre Dame de la Défense"
Date inconnue
Carte postale
10.3 cm
15.3 cm
Archives de la Paroisse Notre-Dame-de-la-Défense
© Archives de la Paroisse Notre-Dame-de-la-Défense© Héritage Montréal


Image : HM_ARC_000726

Église Saint-Édouard, façade
1974
Photographie
18.3 cm
12.7 cm
© Fonds du Service de la mise en valeur du territoire et du patrimoine, Bureau du patrimoine, de la toponymie et de l’expertise, (6500, rue De Saint-Vallier, Rosemont∕La Petite-Patrie), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_001041

Rue Saint-Hubert en direction nord, à partir de la rue Beaubien
4 octobre 1937
Photographie
Ville de Montréal. Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal. Gestion de documents et archives, (VM94,Z179-2), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_002239

Ancienne écurie de la rue des Carrières

Photographie
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal. Gestion de documents et archives (U-1017-4), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_000733

Ancienne usine Catelli
1980
Photographie
12.3 cm
17.5 cm
© Fonds du Service de la mise en valeur du territoire et du patrimoine, Bureau du patrimoine, de la toponymie et de l’expertise, (305, rue Bellechasse, Rosemont∕La Petite-Patrie), © Héritage Montréal


1931 1970

1931-1970

La crise

Pour combattre le chômage engendré par la crise économique des années1930, la construction de bâtiments publics utilitaires est réalisée dont la gare Jean-Talon, le marché du Nord (futur marché Jean-Talon), le premier incinérateur à déchets, la caserne de pompiers et le poste de police Shamrock. Cette période est marquée par la fermeture de plusieurs carrières, qui sont transformées en dépotoirs municipaux, eux-mêmes convertis en parcs publics dans les années 1950.

À l'est se profilent des maisons unifamiliales plutôt modestes des années 1940-1950, mais qui reflètent les assez bonnes conditions de travail des ouvriers.

Image : HM_ARC_001080

Marché Jean-Talon

Photographie
Ville de Montréal. Gestion des documents et archives
© Ville de Montréal. Gestion de documents et archives, (VM6,R3576-2-1), © Héritage Montréal


1931-1970

La crise

Pour combattre le chômage engendré par la crise économique des années1930, la construction de bâtiments publics utilitaires est réalisée dont la gare Jean-Talon, le marché du Nord (futur marché Jean-Talon), le premier incinérateur à déchets, la caserne de pompiers et le poste de police Shamrock. Cette période est marquée par la fermeture de plusieurs carrières, qui sont transformées en dépotoirs municipaux, eux-mêmes convertis en parcs publics dans les années 1950.

À l'est se profilent des maisons unifamiliales plutôt modestes des années 1940-1950, mais qui reflètent les assez bonnes conditions de travail des ouvriers.

Image : HM_ARC_002237

Incinérateur, rue des Carrières

Photographie
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal. Gestion de documents et archives (U-1017-6), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_002476

Maison de la culture et caserne no 47
1975
Photographie
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal, Gestion de documents et archives (Dossier rue 17-10-08-04 R3597.2), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_002466

Coin de la rue Saint-Hubert et Fleurimont (Rosemont)
Décembre 1940
Photographie
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal, Gestion de documents et archives (17-09-08-04 R-3218.31), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_002480

La Plaza Saint-Hubert éclairée en soirée
Vers 1960
Photographie
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal, Gestion de documents et archives (A-32-11, document électronique 373), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_002467

Angle de la rue Saint-Hubert et Saint-Zotique
Septembre 1948
Photographie
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal, Gestion de documents et archives (17-09-08-04 R-3218.31), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_002473

Coin des rue Saint-Denis et Saint-Zotique
1948
Photographie
12.7 cm
17.7 cm
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal, Gestion de documents et archives (Dossier rue 17-10-08-04 R3597.2, © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_002464

Rue Saint-Hubert entre Bellechasse et Beaubien
1937
Photographie
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal, Gestion de documents et archives (151-6-2-3 VM98 S4 SS1 D4), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_000302

Saint-Denis, Vue aérienne vers le nord
24 janvier 1956
Photographie
20.2 cm
25.2 cm
Archives de la STM
© Fonds de Commission de transport de Montréal, Archives de la STM, 2-956-014© Héritage Montréal


1971 2008

1971-2008

Vers une revitalisation urbaine

Dans les années 1970, des subventions à la rénovation de logement rendent possible la restauration de plusieurs unités d'habitation. Des lieux sont ainsi transformés, comme les ateliers municipaux appelés à être convertis en logements sociaux. Le nouvel incinérateur ouvert en 1969, bien qu'aujourd'hui inutilisé, doit aussi avoir une nouvelle vocation. Parallèlement, le tramway Millen est « remplacé » par la ligne de métro qui emprunte sensiblement le même tracé.

Dans les années 1980, le quartier accueille de plus en plus d'immigrants, le plus souvent locataires et relativement pauvres, qui proviennent de pays latino-américains, d'Haïti et de pays asiatiques (surtout Vietnam). Cette population contribue à la diversité sociale du secteur dont la population traditionnelle est de plus en plus âgée et de moins en moins familiale.

Aujourd'hui, le visage de la Petite-Patrie sourit. Depuis la fin des années 1990, les organismes du milieu contribuent à insuffler un nouveau dynamisme dans le quartier. Divers moyens d'attirer des commerces sur la Plaza sont pris en 2000, et les familles sont de retour, ranimant du coup la vie de quartier.

Image : HM_ARC_002484

Bâtiment des ateliers de la Ville de Montréal, boulevard Rosemont

Photographie
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal, Gestion de documents et archives (U-757-4, document électronique 379), © Héritage Montréal


1971-2008

Vers une revitalisation urbaine

Dans les années 1970, des subventions à la rénovation de logement rendent possible la restauration de plusieurs unités d'habitation. Des lieux sont ainsi transformés, comme les ateliers municipaux appelés à être convertis en logements sociaux. Le nouvel incinérateur ouvert en 1969, bien qu'aujourd'hui inutilisé, doit aussi avoir une nouvelle vocation. Parallèlement, le tramway Millen est « remplacé » par la ligne de métro qui emprunte sensiblement le même tracé.

Dans les années 1980, le quartier accueille de plus en plus d'immigrants, le plus souvent locataires et relativement pauvres, qui proviennent de pays latino-américains, d'Haïti et de pays asiatiques (surtout Vietnam). Cette population contribue à la diversité sociale du secteur dont la population traditionnelle est de plus en plus âgée et de moins en moins familiale.

Aujourd'hui, le visage de la Petite-Patrie sourit. Depuis la fin des années 1990, les organismes du milieu contribuent à insuffler un nouveau dynamisme dans le quartier. Divers moyens d'attirer des commerces sur la Plaza sont pris en 2000, et les familles sont de retour, ranimant du coup la vie de quartier.

Image : HM_ARC_002482

Les trottoirs couverts de la plaza Saint-Hubert

Photographie
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal, Gestion de documents et archives (A-813-7, document électronique 378), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_002489

Schéma des abris de trottoir de la plaza Saint-Hubert

Dessin
Ville de Montréal.Gestion de documents et archives
© Ville de Montréal, Gestion de documents et archives (U-3139, document électronique 429), © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_002793

Parc Père-Marquette

Photographie
Ville de Montréal, SDCQMVDE
© Ville de Montréal, SDCQMVDE, Direction des grands parcs et de la nature en ville, © Héritage Montréal


Image : HM_ARC_001883

Rue Saint-Hubert, Saint Hubert BBQ

Carte postale
8.9 cm
14 cm
Dinu Bumbaru
© Dinu Bumbaru, © Héritage Montréal